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Maladie d’Alzheimer : un accord de partenariat franco-québécois

Pour accélérer la recherche sur la maladie d’Alzheimer, l’INSERM et les Instituts de recherche en santé du Canada viennent de signer un accord de collaboration.

Panorama du Médecin, 14 juillet 2008


L’accord de partenariat signé entre l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) pour la France et les Instituts de recherche en santé (l’Institut des neurosciences et l’Institut du vieillissement) pour le Canada, prévoit le financement de projets de recherche répondant à des objectifs spécifiques, directement liés au diagnostic, au traitement ou à la prise en charge des malades atteints de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées.
Les projets devront être de grande envergure et associer des spécialistes de différents établissements hospitaliers et universitaires regroupés au sein de consortiums multidisciplinaires. Ces consortiums devront être structurés de façon à apporter une valeur ajoutée originale que chaque pays ne pourrait atteindre seul.
Du côté français, cette initiative découle du plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer lancé en février dernier, qui prévoit la création d’une Fondation de coopération scientifique dans laquelle partenaires académiques et privés travailleront de pair.

* INSERM, 07/07/2008


Les risques environnementaux pas toujours bien connus

Selon le premier Baromètre santé environnement, les Français se déclarent bien informés sur les risques environnementaux mais pas sur tous les sujets. Le radon et la pollution de l’air intérieur nécessitent plus d’information et de communication de la part des pouvoirs publics.

Panorama du Médecin, 14 juillet 2008


Le premier Baromètre santé environnement vient d’être rendu public. Réalisé dans le cadre du Plan National Santé Environnement, cette enquête réalisée sur plus de 6 000 personnes, vise à établir un socle de référence sur les habitudes et opinions des français concernant les différents risques potentiels pour la santé liés à l’environnement.
Si, en moyenne, 7 français sur 10 s’estiment plutôt bien informés sur de nombreux risques (qualité de l’eau, pollution de l’air extérieur, bruit, monoxyde de carbone), la pollution de l’air intérieur, ou des sols sont moins connus ; et plus de 6 personnes sur 10 n’ont jamais entendu parler du radon. L’amiante apparait de loin comme le risque le plus dangereux (risque très élevé pour 68% des français). Viennent ensuite, le monoxyde d’azote, les peintures au plomb et l’exposition solaire. Par contre la gravité des risques concernant la pollution des sols, les légionnelles ou les produits ménagers est sous-estimée. Et le rôle des téléphones portables sur la santé divisent. De façon générale, les risques mesurables et largement médiatisés sont bien connus et mieux évalués par la population. Le baromètre met aussi en évidence des inégalités : ainsi, les personnes les moins bien informées sont les jeunes de 18-25 ans, celles ayant un niveau d’études inférieur au bac et celles ayant de faibles revenus.
Ces données devraient servir de base à l’élaboration du deuxième Plan national santé environnement 2009-2012.

* Inpes, baromètre santé environnement 2007


Un projet de recherche européen pour combattre les anévrismes

Objectif du projet de recherche européen « Fighting Aneurismal Diasease » : développer de nouvelles armes diagnostiques et thérapeutiques pour bloquer le processus d’anévrisme de l’aorte avant le stade chirurgical.

Panorama du Médecin, 14 juillet 2008


Avec le vieillissement de la population, le nombre des anévrismes ne cesse de croître en Europe. D’ici 20 ans, 20 % des Européens auront plus de 65 ans et on estime que plus de 1 % de la population européenne sera victime d’un anévrisme aortique (dilatation localisée de l’aorte ou perte de parallélisme des parois artérielles). Or, sans intervention, l’anévrisme conduit au décès dans 80 % des cas. Aujourd’hui, le stade tardif auquel un anévrisme est diagnostiqué ne permet en effet qu’un traitement chirurgical.
Le projet de recherche européen « Fighting Aneurismal Disease », qui vient d’être officiellement lancé, regroupe 15 partenaires, académiques et industriels, de 10 pays différents. Il sera coordonné par l’INSERM et durera 4 ans.
Il vise à mettre au point de nouvelles applications diagnostiques et thérapeutiques de manière à intervenir avant le stade de la chirurgie. Les premiers résultats sont attendus fin 2009.

* INSERM, 10/07/08


Une meilleure hygiène de vie porte incontestablement ses fruits

Des chercheurs américains ont calculé les gains en termes d’espérance de vie et de maladies cardiovasculaires qu’auraient leurs compatriotes s’ils adoptaient une meilleure hygiène de vie.

Panorama du Médecin, 14 juillet 2008


A partir des résultats de grandes études de prévention, des chercheurs américains ont calculé que si 156 millions d’Américains âgés de 20 à 80 ans arrêtaient de fumer et perdaient du poids, l’espérance de vie de la population adulte augmenterait d’un an et quatre mois et que s’ils abandonnaient toute conduite à risque, le nombre de crises cardiaques chuterait de 63 % sur 30 ans.
Même si 20 % seulement des obèses maigrissaient et 20 % des fumeurs arrêtaient la cigarette, l’état de santé de la population américaine s’améliorerait beaucoup avec une diminution de 36 % des crises cardiaques et de 20 % des accidents vasculaires cérébraux en 30 ans.
Parmi les mesures de prévention, outre l’arrêt du tabac, la prise d’aspirine (pour les personnes à risque), le contrôle des états prédiabétiques, la perte de poids (chez les obèses), la baisse de la pression artérielle chez les diabétiques et la réduction du LDL-cholestérol chez les personnes souffrant d’athérosclérose sont les plus bénéfiques.

* Circulation, publication en ligne du 07/07/2008


Démence : les femmes plus touchées que les hommes après 90 ans

Selon une étude californienne, après l’âge de 90 ans, les femmes ont près de deux fois plus de risques de souffrir de démence (comme la maladie d’Alzheimer) que les hommes.

Panorama du Médecin, 14 juillet 2008


Entre 65 et 69 ans, le risque d’avoir une démence est inférieur à 2 %, il passe à 5 % chez les personnes âgées de 75 à 79 ans et à plus de 20 % dans la tranche des 85-89 ans. Après 90 ans, il continue d’augmenter, mais de manière différente selon le sexe. En suivant 911 nonagénaires, hommes et femmes à parts égales, l’équipe du Dr Maria Corrada (Université Irvine, Californie) s’est en effet aperçue que, passé l’âge de 90 ans, 45 % des femmes souffraient de démence, notamment de la maladie d’Alzheimer, contre « seulement » 28 % des hommes. L’étude montre également que le taux de démence double tous les cinq ans chez les femmes âgées de 90 ans et plus, ce qui n’est pas le cas chez les hommes, sans toutefois fournir d’explication au phénomène.
Par ailleurs, dans cette catégorie d’âge, les femmes ayant un niveau élevé d’éducation présentent moins fréquemment de signes de démence (- 45 %) que celles n’ayant pas fait d’études poussées.

* Neurology, publication en ligne du 02/07/2008



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